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Hommage · Georges Dadoun · 3 juillet 2024

À mon grand ami Georges

42 ans d’amitié indéfectible

Illustration hommage à Georges, deux amis partageant un café

Il y a des rencontres qui changent une vie. Georges Dadoun fut pour moi bien plus qu’un ami : un guide, un confident, celui qui a cru en moi et m’a encouragé à suivre ma propre voie.

— Paul Biton

Notre histoire

J’avais seize ans lorsque j’ai rencontré Georges Dadoun à l’atelier de menuiserie familial. Je ne savais pas encore que cet homme deviendrait mon meilleur ami, mon mentor et mon père spirituel. Pendant quarante-deux années, il m’a encouragé à apprendre, à créer et à poursuivre mes rêves, même ceux qui paraissaient impossibles.

Georges a notamment convaincu mon père de me laisser entreprendre des études en informatique et en électronique après mon service militaire. Plus tard, il m’a accompagné dans mes découvertes de la photographie, du cinéma et de l’écriture. À trente-cinq ans, j’ai même repris le chemin de l’université pour préparer un DESS. Il ne cessait de me rappeler qu’il valait mieux essayer et échouer que renoncer sans avoir tenté.

Nous avons travaillé ensemble pendant vingt-quatre ans à la Sorbonne. Georges était directeur des opérations et j’étais son second. Parmi nos aventures les plus mémorables figure Carte Blanche, un centre destiné aux comédiens professionnels. En un mois, avec des techniciens du cinéma mobilisés jour et nuit, nous avons transformé un bâtiment vide en dix-sept salles de cours et une piste de danse de 250 m² au parquet flottant. Les travaux se sont achevés quatre heures seulement avant l’ouverture, pour accueillir cinq cents comédiens et près de cent réalisateurs et metteurs en scène.

Cette aventure réservait aussi un clin d’œil de la vie : Georges avait confié la réalisation de la piste de danse à mon père, celui-là même qui m’avait autrefois décrit comme « mauvais à tout et bon à rien ». Georges, lui, avait toujours cru en mes possibilités.

Sa curiosité était sans limites. Il lisait au moins un livre par jour et, à quatre-vingt-sept ans, apprenait encore le piano et étudiait le japonais. Avec lui, j’ai compris que l’on n’avait jamais fini de découvrir et d’apprendre.

Je suis devenu romancier en 2022, puis j’ai commencé à écrire des nouvelles en 2023. Georges a eu le temps de lire mes romans et mes histoires, de m’encourager et de découvrir cette nouvelle facette de ma vie. Aujourd’hui, j’ai écrit plus de vingt livres. Ce qui me touche le plus, c’est de savoir qu’il a connu l’écrivain que je suis devenu.

Georges nous a quittés le 3 juillet 2024. Il me manque chaque jour, et j’entends encore sa voix au téléphone : « Salut mon pote, alors comment ça se passe ? » J’aime imaginer que, quelque part là-haut, il est fier de moi.

Il m’a donné des ailes. À moi de continuer à voler.

Une chanson pour Georges

Trois langues, un même hommage. Retrouvez ici les enregistrements originaux de la chanson dédiée à Georges.

Français

À mon grand ami Georges

English

To My Dear Friend Georges

Español

A Mi Querido Georges

« Je continuerai à vivre pour deux, pour honorer ta mémoire et poursuivre les rêves que nous avons partagés. »